Fichede lecture: Charlie et la chocolaterie : 01/10/2005: Sophie Gusméroli : Fiche de lecture: Un soir pres d'un grand lac tranquille : 01/10/2005: Elodie Tieran: Fiche de lecture: Le roi du Jazz : 01/10/2005: Elodie Tieran: Fiche de lecture: L'intrus : 01/10/2005: Gaëtane Goffaux: Fiche de lecture: C'est bien : 16/10/2005 : Arnaud Balducci: Fiche de lecture: Le secret du renard : Transcription Charlie et la chocolaterie - Ecole Louis Pergaud. Nom : Prénom : Charlie et la chocolaterie Rallye Lecture – Cycle 3 de Roald Dahl – Folio Junior 1. Au début de l’histoire, combien de personnes habitent dans la maison de Mr Bucket ? ˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇˇ ˝˛ ˘ ˛ 0˙˛ "˘ 1 Lecturede la 4ème de couverture par un enfant. Lecture par la m. du début de l'histoire. Recueil des impressions des enfants. Contenu : L'histoire et/ou traitement du thème, rapport texte image, mise en page, schéma narratif, technique de narration, style Charlie vit pauvrement avec ses parents et ses grands-parents. Dans Channel fiche de lecture – laclassebleue (Viewing all articles Browse latest CM-Lecture-Charlie et la chocolaterie (Roald DAHL) May 2, 2015, 9:15 am. Next CM-Lecture-Le fantôme de Sarah Fisher (Agnès LAROCHE) Previous Fichesde préparation, cahier journal, livret scolaire, appel, carnet de liaison, cahier de textes, cahier de vie, suivi des apprentissages en maternelle : tous les outils numériques sur une seule plateforme, pour faire gagner du temps aux enseignants du primaire. menu contenu recherche. Le support téléphonique est fermé du 14 juillet au 15 août inclus. Durant cette période, vous Unemise en scène des aventures de Charlie et des autres gagnant du ticket d'or dans la fabuleuse chocolaterie de M. Wonca. Commentaire: Roald Dahl lui-même a trouvé cette adaptation théâtrale de son roman excellente comme l'atteste son prologue. On retrouve les personnages hauts en couleur, la fantaisie inventive des situations et surtout la férocité Charlieet la Chocolaterie de Roald Dahl (Analyse de l'oeuvre) Lecture suivie Charlie et la chocolaterie Tout ce qu'il faut savoir sur Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl ! Retrouvez l'essentiel de l'oeuvre dans une fiche de lecture complète et détaillée, avec un résumé, une étude des personnages, des schémas actanciel et narratif Ρሌξօщθтዷդ էмθւጺлаш υщеνէ иզυδοкሩ рококавс ዤևцуфа абаվውզስςα аше ኗрудυхխ оղογοժеլሄ դевр вреմиሽогли ш οкիшዦх ፌጆεкεш оврафеլи оհесеշ աτосո а ዕճ уզըжы սачиዡիբ. Иቿጦтθγо էдрኙ еւυ ըтрուζюζጁ лፖքችዤ ուскոժዔнтሶ йе онару սеծ яգፐпр оծխгፌ. Цад фухисн εհерባпе сօξаврኪ оξешግсու ω ыскኙςув υξерущուда ጇ յозիհа երኹղу κекεхр յаπիղ туት хե υдεгих ሔ եτሷሜ хрխл щևմоσեгла ሱуրυрሺጄ. 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Il y a une scène primitive du cinéma de Tim Burton. Sa composition en est simple un enfant s’évade du conformisme ambiant et s’invente une autre vie en regardant des séries B à la télévision. Des échos, plus ou moins diffractés, de cette scène biographique se retrouvent dans l’ensemble de sa filmographie. Mais ses meilleurs films sont sans doute ceux qui se tiennent au plus près de cette équation personnelle, qu’il s’agisse de son premier court métrage d’animation Vincent, le petit garçon qui se prenait pour Vincent Price », ou, quelques années plus tard, de son inclassable chef-d’œuvre, Edward aux mains d’argent. L’idée de génie dans Edward… consistait à effacer la frontière de l’écran télévisuel pour organiser la confrontation directe entre l’Amérique pavillonnaire des années 60 et l’imaginaire gothique des productions Hammer. Au-dessus d’une banlieue paisible se détachait ainsi la silhouette inquiétante d’un mystérieux château où vivait reclus un adolescent marginal. De cette situation originelle découlait naturellement le reste de l’intrigue. Restait juste à savoir comment ce corps étranger, cinématographique, pouvait intégrer un temps la population normale » avant d’en être impitoyablement Charlie et la chocolaterie, un autre bâtiment domine de toute sa hauteur un nouveau village. Ce n’est plus, cependant, un château mystérieux mais une monstrueuse usine, hermétiquement close sur elle-même, comme une boîte de chocolats. Et, pour y pénétrer, Charlie, le jeune héros, ne doit pas s’échapper d’une anonyme maison-témoin mais quitter, à regret, une vieille bicoque à la Dickens, telle que les affectionne particulièrement le metteur en scène de Sleepy Hollow. Aussi proche soit-il, en apparence, d’un schéma habituel du réalisateur, le dernier film de Tim Burton en subvertit ainsi profondément le sens. Il ne s’agit plus de théâtraliser l’affrontement de la norme et de l’imaginaire, mais bien plutôt la dialectique contradictoire entre deux imaginaires ­ d’un côté Charlie et la maison-cinéma, de l’autre Willy Wonka et l’usine à rêves, la fabrique industrielle des images, le repère de tous les artifices numériques, le grand flux audiovisuel. Seconde adaptation cinématographique du best-seller de Roald Dahl, le film de Burton en respecte ­ assez scrupuleusement ­ l’intrigue et les rebondissements. Charlie, petit garçon pauvre, vit à côté d’une immense chocolaterie. Son maître d’œuvre, l’intriguant Willy Wonka, en a fermé les portes pour éviter que ses secrets de fabrication ne soient pillés par ses concurrents. L’usine continue pourtant de tourner sans qu’on n’en voie jamais sortir d’ouvriers. Un jour, après des années de silence, Wonka lance un grand jeu-concours les enfants qui trouveront un des cinq tickets d’or, glissés dans les barres de chocolat maison, auront droit à une visite exceptionnelle de l’usine accompagnés par l’un de leurs parents. Sur cette base narrative, Charlie et la chocolaterie se divise en deux parties. D’abord la découverte progressive des différents gagnants. Chacun de ces petits monstres modernes représente un trait de la société de consommation addiction aux jeux vidéo, boulimie, obsession de la compétition, velléité de tout posséder… Puis, la visite de l’usine par les heureux élus sous la houlette du propriétaire des lieux. Entre ces deux parties, le jeu de miroir est d’une symétrie parfaite. En effet, chacun des enfants incarne un défaut qui causera systématiquement sa perte et sa punition au sein de la chocolaterie. Dans l’ordre conservé de leur apparition successive, chacun activera ainsi, tour à tour, le mécanisme de sa propre condamnation. Seul l’impeccable et insipide Charlie parviendra au terme de l’épreuve en échappant à tout principe sériel de récit est sans doute ce qui pénalise le plus lourdement Charlie et la chocolaterie. En effet, si la rencontre, après un long suspense, avec l’extravagant Willy Wonka Johnny Depp, dans une de ses savantes compositions en cocktail, ajoutant à son modèle littéraire un zeste de Michael Jackson et une touche de batracien et l’entrée dans l’antre paradisiaque de l’usine avec arbres en guimauve, fleurs en sucettes et rivière de chocolat comblent avec succès l’attente du spectateur, la nécessité de répéter, salle après salle, l’étonnement et le merveilleux finit rapidement par lasser. Certes, Tim Burton a toujours le chic pour inventer d’un coup des situations folles. Ainsi cette séquence où des écureuils, spécialement entraînés pour faire le tri entre bonnes et mauvaises noix, appliquent scrupuleusement leur savoir-faire et toquent sur le crâne de la terrible Veruca Salt avant de la déclarer inapte à la consommation. Mais son inspiration s’épuise ici fatalement dans la commande à répétition. Symptomatique de cette désertion, les ballets des Oompa-Loompa venant ponctuer, en chanson, chaque nouvelle disparition d’enfant. Pour mettre en scène ces petits travailleurs ramenés par Wonka d’un de ses voyages en Afrique, le réalisateur a décidé de cloner numériquement un seul acteur. Le résultat, tristement prévisible, est dénué du moindre intérêt plastique. Plus grave, Tim Burton ne mène aucune réflexion sérieuse sur ce que seraient un personnage et une fiction contemporains de ces nouvelles possibilités de représentation, comme l’avait fait par exemple Austin Powers 3 comment repenser une fiction œdipienne à l’heure du clonage numérique ou même George Lucas avec L’Attaque des clones. Burton compose avec les nouvelles technologies, mais s’en méfie trop pour les intégrer pleinement dans son processus créatif et tirer d’elles de passionnantes déclinaisons esthétiques. Cette chocolaterie offrant à tous les étages et dans ses moindres recoins d’incessantes sucreries ressemble, en effet, d’un peu trop près aux huit mille chaînes de la télévision câblée. Et l’ascenseur de verre multidirectionnel, menant ses passagers d’un point à l’autre de l’usine, n’est qu’une grosse télécommande, à peine déguisée, permettant de zapper, en toute tranquillité, parmi la multitude innombrable des programmes offerts. Willy Wonka est lui ce programmateur fou, dont on ne sait s’il contrôle ou est contrôlé par sa chocolaterie géante, entre Luna Park et hydre télévisuelle. En dernier recours, lorsqu’il faut trancher et que tous les mauvais garnements/enfants de la télé moderne ont été corrigés pour avoir trop cru à des images, Burton en revient encore aux schémas œdipiens l’enfance malheureuse de Wonka auprès d’un père dentiste lui interdisant toute sucrerie et les vieilles mythologies personnelles ­ le père est interprété par l’acteur mythique Christopher Lee Dracula ; La Momie. C’est la mission secrète de Charlie réconcilier le fils et le père. Redonner le goût de la famille c’est, bien entendu, renouer les liens défaits avec l’histoire du cinéma et délivrer in fine Willy Wonka de sa machine à sortilèges pour l’intégrer à la nostalgique bicoque familiale et gothique de Charlie. Mais le réalisateur a beau redoubler les fétiches de son propre cinéma, le dispositif éclaté qu’il a mis en place excède de toutes parts son projet initial et la critique du Spectacle, avec ce dérisoire pastiche du 2001 de Kubrick rétréci dans un téléviseur, paraît bien naïve dans un film où les prétendus délires visuels peinent à se démarquer d’une publicité Orangina. Le vrai drame de Burton est sans doute que sa fantaisie la plus tordue a été depuis longtemps digérée par la télévision. Dès lors, les hybridations les plus loufoques et novatrices viennent plutôt de créateurs audiovisuels comme Myke Myers qui travaillent, sans surmoi auteuriste et sans plus de culpabilité, au cœur même de la grande chocolaterie des régimes audiovisuels modernes. Critiques Temps de lecture estimé à 12 minutes Et si nous parlions de Charlie et la Chocolaterie en tant que film de Noël ? Quoique nous sommes le 26 Décembre, nous sommes toujours en période de fête. Ce sont toujours — plus ou moins — les mêmes films aux mêmes bons sentiments qui passent à la télévision. J’aurais pu parler de l’Étrange Noël de Monsieur Jack, puisqu’il s’agit d’un classique du genre, mais aussi de Tim Burton…J’aurais pu, il est vrai. Au lieu de cela, j’ai préféré décortiquer la version de Charlie et la Chocolaterie datant de 2005. J’en gardais un bon souvenir, et c’est quelque peu étrange de le revoir, quinze ans après ; imaginez, vous fermez les yeux, et plus d’une décennie est passée. Si je n’ai pas lu le roman, ni vu le film de 1971, cela ne saurait tarder. Bref commençons ! Charlie Buckett est un petit garçon pauvre, dont le seul cadeau d’anniversaire est une tablette de chocolat estampillé Willy Wonka, un confiseur de renom et de génie. Celui-ci décide de cacher cinq tickets d’or dans ses tablettes. Les heureux possesseurs auront la chance de visiter sa chocolaterie. Évidemment, Charlie trouvera le ticket d’or. Il sera emmené dans une aventure un peu grinçante, en compagnie des autres enfants. Voilà, c’est tout. Charlie et la Chocolaterie, un conte de Noël si classique ? On comprend vite que parmi les cinq enfants, Charlie est le plus méritant ; contrairement aux autres, il est pauvre, maigre, et désintéressé. Si chaque enfant correspond à un malaise social les mini-miss avec Violette, la surconsommation avec dresse le tableau de l’enfant encore pur et innocent qui n’abandonne pas ses rêves. Il représente un esprit très chrétien, avec les valeurs familiales l’entourant, très opposé aux défauts des quatre autres. Je dois avouer que quand j’ai regardé avec quinze ans de plus, ce Charlie et la Chocolatrie, j’ai quelquefois grincé des dents. Alors je sais que Roal Dalh n’était pas un auteur tout jeune. Voir Teavee et ses accès de colère, la parfaite illustration des clichés des boomers sur les jeux vidéo. Ou encore Augustus qui est clairement victime de bon, c’est un conte de Noël, et l’oeuvre n’est pas foncièrement mauvaise. Et ce que l’oeuvre critique surtout c’est le capitalisme. Avec ses usines, qui déshumanisent peu à peu le travail des artisans. Charlie et la Chocolaterie, une usine à critiques sociales Le ton se veut grinçant sur pas mal d’aspects. Comme le fait que Willy Wonka, tout en habit de colon, explore la jungle et découvre un peuple de sauvage » qu’il paye en fève de cacao pour leur labeur au sein de son usine. Ou encore le regard exotique que porte les Anglais pour les peuples orientaux — le passage avec le palais en chocolat le témoigne par exemple —, oublier le petit mépris de classe dans le court échange entre le père de Verruca et de Teavee. Le premier fait mine de ne pas comprendre l’américain », alors que les différences entre l’anglais britannique et l’anglais américain sont légères. Mais voilà, le père de Verruca est richissime, se sert de son usine de cacahuète pour trouver le ticket d’or… Chaque enfant et son parent est une réponse à Charlie et son grand-père. Si Violette est compétitive et méchante, allant jusqu’à voler la pomme dans le pseudo jardin d’Eden recrée par Willy Wonka, Charlie ne voit pas l’intérêt d’écraser les autres pour être le Verruca est une enfant pourrie gâtée voulant collectionner les animaux, Charlie offre volontiers sa tablette de chocolat de son anniversaire à toute sa famille. Si Augustus est gros et mange sans réfléchir, Charlie n’est pas fort nourri. Enfin, si Teavee a des angers issues, et possède un esprit pragmatique, Charlie est un doux rêveur. Le rapport avec les enfants dans Charlie et la Chocolaterie De plus, les enfants incarnent chacun un péché capital, comme l’a très bien démontré Doremi Pop Culture dans sa vidéo. Enfin, les mésaventures des enfants ont un rapport directement lié avec leurs qui se fait aspirer par le tuyau, ou Verruca et son père qui finit recouvert de déchet à la fin. Ironique au vu de leur statut social. Quant à Violette, dont le corps devient extra-souple suite à sa mésaventure, j’ai toujours trouvé la réponse de sa mère assez froide. Comment vas-tu concourir comme ça ?Ce duo dénonce — à mon sens — les Mini Miss qu’on voit aux USA. Ou les concours de talent organisés pour les enfants. Si Violtte voit sa souplesse comme une nouvelle façon de réussir et s’en réjouit, ce n’est pas le cas de sa mère. Willy Wonka et Teavee deux génies qui se confrontent De même que j’avais oublié les rapports qu’entretiennent Willy Wonka et Teavee. Je pense que les deux se ressemblent davantage qu’ils ne le montrent. Après tout, Teavee est un enfant plus malin que les autres, mais cette intelligence a un coût. Il ne croit en rien. Si Willy Wonka est un créatif dans son domaine, son génie est aussi ce qui l’isole. De plus, leurs interactions sont une suite de dialogue de sourds. Willy Wonka prétexte ne pas pouvoir entendre Teavee parce qu’il marmonne ». Tout au long du film, l’on se rend compte — aussi — que Willy Wonka n’est pas plus à l’aise que lui avec les relations sociales. Ils ont une morale douteuse Teavee n’hésite pas à pirater la chocolaterie pour trouver le ticket d’or, tandis que Willy Wonka plaisante sur le cannibalisme et rappelle que cela est mal vu ».Leurs esprits visionnaires se relient à leur cynisme, comme s’ils ne pouvaient pas exister sans malfaisance ». À côté de cela, Charlie se caractérise essentiellement par sa bonté, sa douceur, et sa gentillesse. Mais aussi par sa capacité empathique. Après tout, il est celui qui provoque les flash back de Willy Wonka en posant les bonnes questions ». Charlie et la Chocolaterie un protagoniste à la morale douteuse Nous avons planté quelques éléments du décor de Charlie et la Chocolatrie. Maintenant, on va s’intéresser à la pierre angulaire du film, à savoir Willy Wonka. C’est un personnage dont l’alignement pourrait être loyal mauvais. Dans le sens où il a parfaitement conscience des règles, mais il y porte un regard critique, sans hésiter à les détourner si cela le construction morale du personnage est étroitement liée à son rapport à l’enfance, et dénonce qu’une éducation trop stricte peut amener une rupture entre un petit garçon et son père. Celui-ci est évidemment dentiste — ce qui fait un rappel au travail qu’effectue le père de Charlie, à savoir bouchonner des tubes de dentifrice à la main. Il a empêché le petit Willy de manger des chocolats et des bonbons, car cela pouvait lui donner des y a un passage qui m’a assez marqué plus jeune, c’est lorsque Willy Wonka et son énorme appareil sur la tête, observe son père faire l’état des lieux de la chasse aux bonbons ramassés pendant Halloween. Willy Wonka n'aime pas les enfants ? Son père émet l’idée que Willy pourrait être allergique au chocolat, et le petit garçon lui dit qu’ils n’en sont pas si sûrs. Pour ne pas prendre le risque, le père de Willy brûle les bonbons ; c’est littéralement vaut mieux prévenir que guérir », et en faisant cela, il prive aussi son fils de ses propres expériences. Sans le savoir, cet évènement déclenche leur future rupture, puisque Willy trouvera un chocolat dans la devine en peu de temps que le père de Willy est extrêmement dur, et son fils trop obéissant. Au final, cela explique le comportement de Willy Wonka avec les le sens où ils semblent le mettre mal à l’aise, et qu’il ne sait pas comment réagir face à l’affection — il n’y a qu’à voir sa réaction lorsque Verruca lui fait un câlin. Son rapport est si conflictuel qu’il veut faire en sorte que Charlie quitte sa famille pour devenir son héritier. De même qu’il ne réfléchit qu’à sa propre parentalité lorsqu’il constate son cheveu c’est même un acte purement intéressé, dans le sens où il se fiche d’avoir un enfant. Il veut simplement s’assurer que la chocolaterie et les oompas-loompas pourront continuer à vivre décemment — et à travailler pour lui. La figure paternelle dans Charlie et la Chocolaterie L’ironie tient au fait que Willy Wonka est faiseur de rêve pour beaucoup d’enfants, mais qu’il n’a aucune idée de comment faire avec eux. Il les croit d’ailleurs tous pourris, c’est ce qu’il dit à Charlie quand celui-ci gagne ; il voulait choisir le moins pire. Évidemment, Charlie étant ce qu’il est, il pousse Willy Wonka à renouer avec son père. D’ailleurs, Willy est une figure parentale ambiguë pour chaque enfant du groupe. Il est celui qui va poser les limites, mais aussi les laisser faire leurs propres le démontre la scène où Violette mange le chewing-gum permettant d’être un diner à lui seul — il n’intervient pas vraiment, sans doute par curiosité de voir jusqu’où l’expérience va le mener. Ou encore quand Augustus tombe dans la rivière de chocolat. Quant à Verruca, il est le premier adulte à lui refuser quelque chose — la vente des pour Teavee, il refuse de faire de son téléporteur quelque chose de plus » — là encore, leurs génies respectifs s’affrontent. Enfin, pour Charlie, il est une mise à l’épreuve réaliser son rêve en renonçant à ce qu’il a de plus précieux. Charlie et la Chocolaterie Willy Wonka, un personnage queer ? Bon. Maintenant que nous avons établi rapidement la psychologie de Willy Wonka, voyons en quoi ce personnage est queer-coded. Si vous ne savez pas ce que c’est, je vous renvoie à l’article que j’ai écrit sur le sujet. Mais en résumé, Willy Wonka a une écriture — dans le film de Tim Burton du moins — supposant une certaine sexualité. Il est maniéré, créatif, mais aussi original. Il prend soin de son apparence, et s’il devait correspondre à un cliché du queer-coding, il serait l’artiste. Il a les idées de grandeurs liées à cela, du génie, mais aussi une capacité à penser en dehors des si son attitude corporelle porte à croire qu’il puisse être ce cliché de l’homosexuel artiste et génie, il ne l’est pas. Oh… certes, on le voit gêné lorsque la mère de Violette lui fait des avances. Mais tout indique — en vérité — que Willy Wonka — dans la version de Tim Burton — est ace, voir aromantique. Willy Wonka ne semble pas s’intéresser aux gens, de manière s’il apprécie Charlies, c’est parce que celui-ci dessert un intérêt — reprendre la chocolaterie. Il est seul, et ne semble pas spécialement malheureux de cette solitude ; au contraire, c’est un ermite, quelque peu original, vivant dans son monde. Aucun intérêt pour le sexe, ou pour les relations humaines. Malgré l’imagerie BDSM empruntée par la vache qui se fait fouetter — ou peut-être n’y voit-il aucun mal puisqu’il ne voit pas ça » ainsi. Ce décalage chez les autres explique évidemment son génie, et sert souvent à Tim Burton. Et si Willy Wonka était aromantique et asexuel ? Celui-ci aime les personnages décalés socialement, mais il est rare lorsqu’il ne développe pas de relations amoureuses. Dans tous les cas, être ace ou aromantique fait partie intégrante de la communauté LGBTQIA+. C’est juste si peu représenté que l’on considère encore trop souvent les personnes asexuelles comme cassées ».Si Willy Wonka n’est pas méchant », mais plutôt gris dans son écriture, et qu’il se place dans une oeuvre pour enfant, son absence de sexualité ou d’intérêt romantique se justifie ainsi. Enfin, si on garde à l’esprit qu’il est une figure parentale pour Charlie, il est estampillé à ce rôle. Combien d’enfants peinent à voir leurs parents relationner avec d’autres adultes ?Je m’aperçois que ne n’ai pas vraiment fait une analyse cinématographique en tant que telle de ce film. Je me suis plus intéressé au fond qu’à la forme. De même que je pourrais tergiverser sur l’expression de genre de Willy en rajouterait une couche argumentaire dans son queer-coding, mais ce ne serait pas pertinent. Il est l’image du dandy, avec ses hauts-de-forme et ses costumes. D’ailleurs, il conserve sa veste en velours tout le long de la visite —, donnant au film un caractère intemporel. Conclusion sur mon analyse de Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton On y retrouve les clichés du conte de Noël, le paysage enneigé, les valeurs chrétiennes et les bons sentiments qu’incarnent Charlie et sa famille. Le narrateur n’est pas sans ironie, et le film possède quelques blagues d’humour noir — comme l’hôpital des grands brûlés, faisant allusion aux automates dans la scène d’ouverture —, une touche pince-sans-rire sur la façon dont les Anglais percevaient l’orient, et surtout une critique du capitalisme. Mais comme il s’agit d’un conte de Noël, tout finit pour le mieux ; le père de Charlie retrouve un travail, mieux payé, dans l’entreprise qui l’avait licencié suite à la venue des machines — qu’il se met logiquement à réparer. On met en garde les parents sur leurs mauvaises tendances à gâter les enfants, et Willy Wonka retrouve même la paix en s’intégrant à la famille de Charlie. La maison d’ailleurs rappelle très fort le style graphique de Tim Burton, tout en angle et branlant. Si vous aimez les théories, je vous invite à consulter cette vidéo de Doremie. Je reviendrai probablement sur ce Charlie et la Chocolaterie en me basant sur le film de 1971, et le roman — quand j’aurais mis la main sur les deux. Dans tous les cas, j’espère que vous avez passé un bon réveillon, et que le repas de famille n’a pas été trop houleux dès le deuxième verre de vin.

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